Minoan Sea Daffodils
Late Bronze age
painted some time before 1630 BC
Akrotiri, Thera
(via treasurefield)
still working on this in little bits and pieces. 23.5 in. square on wood
Мельникова Анастасия
Merab Abramishvili
Merab Abramishvili
Merab Abramishvili
Vivre encore
Ce qu’il faut de nuit
Au-dessus des arbres,
Ce qu’il faut de fruits
Aux tables de marbre,
Ce qu’il faut d’obscur
Pour que le sang batte,
Ce qu’il faut de pur
Au cœur écarlate,
Ce qu’il faut de jour
Sur la page blanche,
Ce qu’il faut d’amour
Au fond du silence.
Et l’âme sans gloire
Qui demande à boire,
Le fil de nos jours
Chaque jour plus mince,
Et le cœur plus sourd
Les ans qui le pincent.
Nul n’entend que nous
La poulie qui grince,
Le seau est si lourd.
Jules Supervielle
dans la vie, certaines femmes, sont les grand-mères de génération d’idées, de processus, de généalogies, de créations, de périodes de leur propre activité artistique… elles ne cessent de gagner en sagesse, une sagesse qui se dégage d’elles. Il existe des mentors, des merveilles de dévouement, des guides pour les étudiants et les débutants, les jeunes amateurs et les artistes en herbe ou en pleine maturité, car les femmes mûres ont également besoin de soins et de chaleur pour fleurir saison après saison…
Mais dans les mythes, il est évident que la grand(e) mère, en tant que représentation de l’archétype plus étendu que la femme sage, doit accomplir une tâche principale à la fois motivante intimidante, audacieuse et joyeuse. cette tâche se résume à ceci: vivre pleinement. Pas à moitié. Pas au trois quarts. pas en faisant bombance un jour et maigre pitance le lendemain. Non : vivre à fond chaque jour. Pas selon la mesure de quelqu’un d’autre. Selon sa mesure propre, reçue de la destinée et acceptée et qui génère de la vie au lieu de la rendre morne. Cet élan vital a une raison d’être…
C.Pinkola Estes - La danse des grands-mères
Helen Frankenthaler
